09/02/2020

Le placement dans la photographie

Par Thierry Bigaignon

Un investissement bien réalisé doit être réfléchi, documenté et équilibré. Et ce qui vaut pour les valeur mobilières ou immobilières vaut également pour l’art. Mieux vaut connaître un minimum son sujet.

Alors, comment investir dans l’art, et plus précisément dans la photographie ?

Avant tout : respecter l’adage qui dit « ce qui est rare a plus de valeur que ce qui ne l’est pas ! ». Une histoire raconte qu’un grand collectionneur de timbres, au début du XXème siècle, après avoir acquis un premier timbre, a passé sa vie à essayer de trouver le seul et unique autre exemplaire existant. Lorsqu’il a enfin pu l’acheter, il l’a brûlé ! Un timbre unique au monde, c’était là sa richesse ! On pense souvent la photographie en termes d’édition, c’est-à-dire comme une œuvre qu’on peut produire en plusieurs exemplaires. Cela fut le cas dès l’invention de la photographie en 1839, et, courant XXème, de nombreux photographes ne numérotaient même pas leurs tirages. Aujourd’hui, les choses évoluent : artistes et galeristes ont compris que, comme pour l’art contemporain, la photographie doit favoriser les pièces uniques ou les très petites éditions pour répondre à la demande des collectionneurs et autres investisseurs.

 

Au-delà de la rareté, il y a des critères qui permettent de sélectionner telle ou telle photographie comme placement. En matière d’art, de photographie, il faut avant tout aimer ce que l’on achète, car on va devoir vivre avec l’œuvre et s’en réjouir au quotidien. Mais il y a aussi quelques règles à respecter pour bien investir : se renseigner sur l’artiste, sa cote, suivre sa carrière, s’assurer que son travail fait l’objet de publications, qu’il suscite de l’intérêt, privilégier les pièces uniques ou les petites éditions, et en dernier lieu, acheter de sources sures (les galeries étant évidemment des acteurs de premier plan en la matière).