25/10/2020

La ville du quart d’heure

Par Bernard Cadeau

Nous avons déjà évoqué l’importance de géolocaliser les biens à vendre, c’est-à-dire les situer sur une carte, accessible directement aux candidats acquéreurs. Les professionnels de l’immobilier, l’ont bien compris, et, dans leur grande majorité, y adhèrent.

 

Une autre façon d’exprimer cette géolocalisation : la ville du quart d’heure !

 

Carlos Moreno, professeur à l’université Panthéon Sorbonne, spécialiste des sciences de la complexité appliquées à l’urbanisme et à la sociologie, a mis en évidence six fonctions urbaines essentielles, à savoir : habiter, travailler, s’approvisionner, accéder aux soins, s’éduquer et s’épanouir. Il nous dit que les habitants disposant de tout ceci à un quart d’heure, à pied ou à vélo, de leur domicile sont moins stressés, donc plus heureux. Habiter est la première de ces fonctions.

 

Comment se dessine cette ville idéale ?

 

C’est une ville maillée, flexible, aux services multiples. Aux bâtiments propices à plusieurs usages, selon l’heure ou le jour de la semaine. C’est également une ville végétalisée aux très nombreuses pistes cyclables, etc.

 

La Mairie de Paris est totalement séduite et souhaite définir très rapidement des territoires pilotes, avec l’école comme capitale du quartier.

Utopie ou chimère ?  Pourra-t-on conjuguer ce concept avec la tendance très marquée à la métropolisation dans notre pays ?  La densification intelligente des centres-villes aura-t-elle sa place ? L’histoire le dira. Il est prématuré de faire tout pronostic.

Utopie pour utopie, faut-il bâtir les villes à la campagne comme le suggérait Alphonse Allais ? Sans doute pas : c’est impossible !

 

Mais changer le logiciel pour construire et aménager les villes de demain, c’est impératif !